Nous avons appris avec stupéfaction que l'école Jean Racine implantée sur le secteur 5 de la
ville mais également les écoles Anatole France, Libération et la maternelle Mistral sortent du
Réseau de réussite scolaire à la rentrée prochaine.
C'est une décision extrêmement lourde de conséquences pour les enfants, les parents et les
habitants concernés par ces deux écoles.
En effet, la baisse des moyens humains et le non soutien de projets éducatifs forts de la part de
l'Education nationale apparaît en contradiction avec le projet social et éducatif que nous
menons de pair avec le renouvellement urbain.
Ce précieux partenariat de qualité qui existe entre l'équipe pédagogique, les parents d'élèves,
la ville de Grenoble est mis en danger par de telles décisions.
Aujourd'hui, même prises en compte dans le cadre d'une "sortie de RRS", ces écoles vont voir
leurs moyens diminuer alors même qu'ils devraient être en augmentation! Le seuil maximal
des effectif par classe maternelle risque de passer, dans un an, de 27 à 32 et les enfants de 2 à
3 ans plus du tout scolarisés.
Une telle décision met en péril l'avenir des enfants et le principe d'une école de la réussite
pour tous que nous appelons de nos vœux.
Un pays qui ne se donne pas les moyens de préparer l'avenir de ses enfants est un pays qui
met en danger son avenir.
Aussi nous demandons au Ministre de l'Education nationale de revenir sur sa décision
de dé classification des écoles Jean Racine, Anatole France, Libération et la maternelle
Mistral, et de les maintenir en Réseau de réussite scolaire, même si leur rattachement se
fait vers un collège qui n'est pas implanté en RRS.
Parce que l'avenir de chaque enfant se joue en grande partie à l'école, il est pour nous impensable de mettre en péril l'avenir et la cohésion sociale de notre ville à cause de décisions "venues d'en haut" fondées sur une logique arithmétique qui cache un désengagement politique.