Pour envisager l’avenir, pour permettre à l’Université de Grenoble de remplir ses différentes missions, et lui assurer une présence et un rayonnement aux niveaux international, national ou régional, il faut une Université à la mesure des enjeux contemporains.
Ces enjeux sont définis par "la stratégie de Lisbonne" fondée sur l’économie de la connaissance et sur des « territoires apprenants ». Ils supposent une Université équilibrée, tant du point de vue des disciplines que des domaines couverts.
• Il faut en particulier rééquilibrer les disciplines fondamentales et les formations professionalisantes.
• Il faut rapprocher les écoles d’Ingénieurs et l’Université. On ne peut se satisfaire d’une Université à deux vitesses, l’une se développant sur le Campus, l’autre sur le polygone scientifique.
Ce double point de vue ne peut se développer que s’il est soutenu et accompagné par les collectivités territoriales. Le développement du polygone scientifique doit être lié aux enjeux de l’Université et de la Recherche tels qu’ils se définissent dans le cadre du CPER 2007-2013 et dans la perspective du P.R.E.S. des universités grenobloises sous la forme d’un établissement public réunissant établissements de recherche et Université.
Cette Université doit être inscrite dans ses Territoires (Les Villes, l’agglomération, La Région, le Sillon alpin). L’université doit participer de la visibilité des territoires. La notion de territoire est prise au sens d’un espace de pratiques sociales, construit par une histoire et structuré par des institutions.
Ce projet doit prendre en compte les transformations profondes qui ont affecté l’économie, la culture et les institutions socio-politiques depuis le début des années soixante-dix. Il s’agit de définir les cadres de partenariat avec, d’une part, les acteurs économiques et culturels et, d’autre part, les collectivités territoriales. Aujourd’hui ce partenariat est insuffisant.
Dans les sciences humaines et sociales tout particulièrement, l’existence d’incontestables points forts mais souvent fragiles n’est pas suffisante, tant on constate une disproportion des ressources avec les secteurs bénéficiant des relations avec le monde industriel. Comment ne pas voir que les techniques, elles-mêmes ne forment pas un ensemble séparé de la société et des pratiques sociales ?