Intervention de Hakima Necib
Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale, outil de la Politique de la ville contribuera à renforcer les actions de proximité dans les champs de l’éducation, de la culture, du sport, de la prévention et sécurité sur les 3 territoires fragilisés : secteur 3, 5 et 6. La volonté de mettre en route les projets de territoires sur la ville favorisera la lisibilité de l’action publique. Ce rapprochement service public de proximité - acteurs locaux vise également à la mise en œuvre d'une démarche participative.
Nous tenons à vous faire-part de nos préoccupations face aux incertitudes liées à l'évolution des crédits de l'Etat et à la mise en œuvre du plan espoir banlieues.
Ces inquiétudes concernent :
- la volonté d’accélérer les programmes de rénovation urbaine, moteur de la politique de la ville
- La suppression des RASED, le Dispositif de Réussite Educative et les écoles de la deuxième chance
- l'insertion et la formation des jeunes éloignés de l’emploi, l’activité économique qui doit être placée au cœur d’une nouvelle dynamique urbaine
Nous nous réjouissons des initiatives qui favorisent l'accès et le développement des pratiques culturelles à l'image tel que Cultur'Act, Les MJC, la Régie 2C, Espace 600, Solexine, La Marmite, le CODASE, les bibliothèques et le Muséum d'histoire naturelle. Cette dynamique de solidarité et de lien social contribuera à accorder une place aux personnes les plus éloignées de la culture.
Nous voulons affirmer notre engagement dans la politique de la ville. Mais il ne faudrait pas que les collectivités territoriales se retrouvent seules face à une politique partenariale.
Les actions collectives de droit commun risquent de ne plus être prises en compte par cette politique spécifique de cohésion sociale.