En effet, la logique d’un premier tour est de permettre aux électeurs de choisir entre des projets et des sensibilités politiques différentes. Le deuxième tour est l’occasion, en fonction des résultats du premier, qui mesure démocratiquement le poids respectif des listes, de permettre le maintien des listes qui ont obtenu plus de 10% des exprimés ou des alliances concrétisées par des accords politiques clairs. Ce contrat pour un mandat ne doit pas se dérouler dans la précipitation entre les deux tours, comme cela a été le cas en 2001.
L’initiative personnelle du Maire de Grenoble, contestée par une forte minorité des adhérents du PS, d’offrir 3 postes éligibles à des conseillers municipaux ayant fait partie de son opposition, et qui ont soutenu Sarkozy, change la donne. Ces élus de la droite traditionnelle ont voté systématiquement contre toutes les délibérations importantes présentées par la majorité de gauche, citoyenne et écologiste de ce mandat.