Plusieurs constats nous ont amené à réétudier notre politique d'attribution des aides.
En tout premier lieu, l’augmentation forte du coût de construction (ICC*) renchérit les loyers des logements sociaux dans le neuf. Sur les surfaces de type T1 ou T2, les bailleurs parviennent globalement à équilibrer les opérations, mais dès que l'on construit des logements de type T3 ou T4, le cumul des loyers et des charges n'équilibre plus les opérations.
Cela a pour conséquence une spécialisation du parc des logements sociaux. Il est en effet impossible aujourd'hui, dans des logements neufs, d'installer des familles à faibles (ou modeste) revenus. La ville de Grenoble ne peut leur proposer que des logements dans des opérations qui ont plus de 20 ans, telles celles qui existent dans les quartiers Mistral, Villeneuve, Abbaye ou Teisseire. C’est la raison pour laquelle, nous nous retrouvons aujourd'hui avec une forte concentration de personnes à faibles revenus dans ces quartiers.
Par ailleurs, la hausse des loyers a favorisé le départ de Grenoble des familles aux revenus moyens. Elle devient ainsi une ville fortement peuplée de personnes âgées et d'étudiants.