Si nous prenons un peu de recul, après les turbulences qui viennent de faire, dangereusement tanguer le gouvernement, on peut faire le constat qu'unanimement, tout le monde dénonce la précarité.
Il apparaît qu'elle ne satisfait personne : les salariés eux - mêmes, les entreprises, aussi, et bien sûr l'ensemble des citoyens de ce pays.
Pour autant, si tout le monde s'accorde pour dire qu'il faut mettre en œuvre de nouvelles formules garantissant en minimum de souplesse, au bénéfice des entreprises, et garantissant de la sécurité pour les employés (la fameuse flexi-sécurité !), on voit peu émerger de solutions concrètes visant à concilier la dimension économique et sociale du contrat de travail.
Faut - il attendre les programmes des partis qui préparent les échéances présidentielles ? Ou une nouvelle flambée de colère ?
Notre groupe a réfléchi à cette question, nous vous renvoyons au compte - rendu qui en a été fait intitulé : "société du plein emploi ou société de pleine activité".
En attendant un signe de ce que le Premier Ministre avait appelé une "année utile", ce gouvernement déploie toute son énergie pour se maintenir, d'un scandale à un autre, d'une affaire à une autre.
Fragilisé par sa propre précarité, ce gouvernement n'a plus de légitimité pour s'attaquer à la précarité sociale, notamment celle des jeunes qui viennent de se manifester avec force pour la deuxième fois.
Qu'attend - on pour le sortir de sa précaire légitimité ?