Au nom du "dépassement des frontières partisannes" de nombreux maires sortants socialistes, présentent des listes allant de PC au MoDem, en passant par les écologistes et la société civile. Leur ojectif est de se faire reélire dès le premier tour.
A Grenoble, l'absence des écologistes, d'une part, et de la société civile organisée d'autre part, a conduit le Maire à élargir encore plus cette figure difficile, toute en tension et en torsion, qu'est le grand - écart. Sans échauffement, sans assouplissement, tous les préparateurs physiques prédisent de belles déchirures.
Pendant les mandats précédents, l'élasticité de notre mouvement, qui fut fut proportionnelle à notre éthique de solidarité et de responsabilité de gestion, a pu laisser croire au Maire de Grenoble que nous serions dans sa stratégie d'élargissement le maillon le plus flexible. Malheureusement, nos adducteurs n'ont pas résisté à l'humiliation d'être considérés, après 13 années de bons et loyaux services, comme la variable d'ajustement de cette ouverture à l'horizon incertain.
Le trouble que vit la gauche traditionnelle, pourtant rassemblée dans la liste de premier tour (PC, PS, MDC), témoigne pour l'instant d'un grand - écart non - maitrisé, qui pourrait faire trébucher le 9 au soir, la liste de Michel Destot dans son objectif de passer dès le premier tour.
Il sera alors temps de redonner un centre de gravité stable à gauche , à cette liste, pour éviter la chute au deuxième tour.