LA TENTATION DU CENTRE !

Après "Décomplexer la droite", après "Déculpabiliser la gauche", ce troisième éditorial consécutif, se veut une contribution modeste à rénover les partis qui ont construit l'histoire d'une gauche aujourd'hui agonisante.
Avant la vague bleue annoncée les dimanche 10 et 17 juin et pour éviter le sort d'un PCF crédité en 1969, de 21,5 % de suffrage par un jacques Duclos approximatif et de 1,9 %, en 2007, par une Marie - Georges Buffet, pourtant plus crédible, la gauche doit revisiter sérieusement son référentiel idéologique.
Le PC et le PS français peuvent - ils se muer en parti social - démocrate à l'image d'un PC italien ?
La tentation du centre, qui tend à devenir contagieuse, a - t - elle un avenir ?



PAS FORCÉMENT POUR LE MEILLEUR !

LA TENTATION DU CENTRE !
On peut répondre à ces questions en explorant l'histoire de la gauche du dernier demi - siècle et en constatant que la gauche a souvent succombé à cette tentation.
A l'image de la "troisième force" qui gouvernait le pays en 1947, et qui s'est enlisée dans de féroces répressions de grévistes et de mineurs, et dans les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie.
En relevant ensuite les tentatives et l'échec de Gaston Deferre (Monsieur X) et du club Jean Moulin en 1965.
En instillant une ouverture en 1988 avec déjà Bernard Kouchner (ouvert à tous vents ! ), Jean Pierre Soisson, Olivier Stirn, Michel Durafour, autour de Michel Rocard, qui reconduira plus tard en 1993 son idée de "Big - bang - politique".
L'ouverture au centre n'est donc pas neuve en France. Pour autant, elle n'aura pas permis d'opérer tout à fait, ce que les spécialistes appellent son "Bad - Godesberg", à l'instar de la social - démocratie allemande.


PAS FORCÉMENT POUR LE PIRE !

LA TENTATION DU CENTRE !
Cette gauche qui a du mal à accoucher d'une rénovation, a malgré tout rallié l'économie de marché pour se rapprocher d'un réformisme doctrinal.
C'est ainsi, en reprenant la métaphore du Big - bang, que Dominique Strauss - Kahn peut, dès l'annonce du résultat des élections présidentielles, proposer un "tsunami - politique" pour relever la gauche vers son destin social - démocrate.
Pour sortir du pessimisme social (Gérard Grunberg - Zaki Laïdi), pour incarner à nouveau l'espérance, il faut libérer la gauche d'un logiciel idéologique qui repose sur une résistance à la mondialisation, excessivement qualifié de libérale.


LE DÉBAT OUVERT PAR GO - CITOYENNETÉ

LA TENTATION DU CENTRE !
Il semblerait, selon les commentateurs des récents déboires de la gauche, que celle -ci "serait trop à gauche, pour s'élargir vers le centre" (Jacques Julliard, Nouvel - Observateur).
La question mérite d'être - posée et nous nous la posons beaucoup en ce moment. N'étant inféodé à aucun parti, c'est le mérite d'un mouvement comme GO - Citoyenneté de pourvoir anticiper ce débat. Il y a chez - nous :
- ceux qui pensent que la tentation centriste permettrait de consolider la gauche ;
- ceux qui pensent que la gauche doit camper sur ses valeurs de gauche (y compris anti - libérales), et qu'elle doit faire partager cette idée au plus grand nombre ;
- ceux qui pensent que l'on peut travailler sur les deux registres précédents, que la ligne de partage ne passe plus par la question d'un libéralisme, admis de fait par tous, car gagner des voix au centre, pour en perdre à gauche, ce serait une opération à somme nulle, qui n'aurait simplement réussi qu'à déplacer le curseur vers la droite.

Les militants de GO - citoyenneté, qui se situent aujourd'hui, de la gauche de la gauche à la gauche du centre, appartiennent tous à la gauche progressiste.
Et, si c'était un échantillon représentatif de la future gauche rénovée ?

Je souhaite que ce débat ouvert par l'essai de Gérard Grunberg et Zaki Laïdi, sur l'identité de la gauche, s'enrichisse de nos réflexions avant de les rencontrer bientôt.
Ce n'est pas parce qu'il n'est pas un parti politique constitué, que GO n'a pas le doit de réfléchir… Et ce n'est pas parce qu'il serait un laboratoire social qu'il lui serait interdit d'agir.

Après le premier tour... Le deuxième ?
Après le premier tour... Le deuxième ?

Dimanche 3 Juin 2007
Cécil Guitart
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1.Posté par Cécil. guitart le 04/06/2007 21:37

Extrait de bétpolitique

Quoi qu’ait pu en dire, ou voulu faire croire Ségolène Royal pendant les derniers jours de la campagne présidentielle, " la gauche" ne peut aller des centristes à Besençenot.

Il lui fallait alors ratisser très large dans l’éventail politique, afin d’avoir (encore) une chance d’être élue. Mais à mon sens cela n’aurait pas correspondu à une réalité : celle du clivage de l’acceptation du libéralisme ou de son refus.

Car telle est bien là la ligne de partage réelle, qui se situe à l’intérieur du parti socialiste.

Il ne faudrait quand même pas avoir la mémoire courte, et oublier la campagne avant le référendum sur le TCE de 2005. Cela ne fait que deux ans...

La ligne de fracture a été nette au PS, entre ceux qui ne remettaient pas en cause les options libérales du traité, et ceux qui se sont battus contre elles.

L’idée anti-libérale a rencontré tellement d’audience dans l’opinion publique que celle-ci s’est trouvée majoritaire dans le pays, puisque le "non" au Traité l’a emporté.

La synthèse au PS qui s’en est ensuivi n’a été (à mes yeux) qu’artificielle. Si tant est qu’une question aussi importante que l’adhésion ou non au système économique qui régit pratiquement toute la société est primordiale.

Pour reprendre votre titre, "la tentation du centre", je pense que plus qu’une tentation, c’est pratiquement une obligation pour la frange "sociale-démocrate" du PS d’aller dans cette direction. Il en va de sa survie politique.

Car de l’autre côté va certainement se fédérer l’aile anti-libérale de la gauche, allant de la LCR/LO, les altermondialistes, le PC, les écologistes de gauche, et une partie du PS actuel.

En des temps où pratiquement tout l’échiquier politique penche vers la droite, la gauche "traditionnelle" va en effet partir vers le centre en en devenant son aile gauche, et les anti-libéraux devenir la seule force de gauche méritant cette appelation.

http://betapolitique.fr

2.Posté par Cécil. guitart le 05/06/2007 10:46

La ligne de fracture entre les tenants du OUI et ceux du NON, a été construite sur la remise en cause des options libérales du traité. C'est indéniable. Est-ce la seule cause ? Et, est-ce aujourd'hui, un argument suffisant pour en faire une ligne de partage de la refondation de la gauche ?
Si oui, comme le,dit Diogène de Bétapolitique, après la refondation centriste, cela déboucherait sur le fait que seul les antilibéraux seraient la seule force méritant de s'appeler de gauche.
C'est faire peu de cas de la solution réformiste qu'ont adopée les social-démocraties européennes, qui tranchent mlagré tout avec leur opposition de droite. Mais surtout, c'est oublier que si le capitalisme semble naturel aujourd'hui, il reste une construction des hommes et que celui - ci pourrait bien se mobiliser un jour dans la mise en oeuvre d'un système économique plus solidaire. Peut -etre ce mouvement a - t - il déjà commencé.
http://betapolitique.fr

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Depuis la création de GO Citoyenneté, nous avons toujours ressenti la nécessité de conserver un lien direct et régulier avec vous, que vous soyez adhérent, militant ou simplement intéressé par la vie municipale.

Ce lien s'est tissé au travers de rencontres, samedis matins, campagnes électorales, réunions publiques et de publications, blog, lettres des élus : " Gardons le lien ".

Après avoir écrit onze " Gardons le lien " depuis 2008 et à l'aube de notre quatrième année de mandat, nous avons souhaité faire le point avec vous sur son contenu.

Merci de bien vouloir prendre 2 mn pour remplir ce questionnaire destiné à la faire évoluer.


https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDNPcjlFTm95bnJFX2VVck1xRWg5OVE6MQ