L'habitat : un service public avant tout.



 L'habitat : un service public avant tout.
Avec l’effort déployé ces dernières années en construction neuve, en réhabilitation de logements existants, et en aides aux copropriétés fragilisée, Grenoble contribue largement au programme local de l’habitat (P.L.H.) voté par la Communauté d’agglomération pour la période 2004-2008.

Rappelons que le rythme de production dans ce P.L.H. est de 1800 logements par an dont 600 au moins en locatif social. soit pour Grenoble un objectif de 750 logements neufs par an dont 250 logements locatifs sociaux.

Cependant, la réalité de l’agglomération n’est pas satisfaisante. Globalement nous ne construisons pas assez de logements . L’élévation des coûts de production et l’emballement du marché de l’immobilier n’arrangent rien car les logements produits ont un coût trop élevés pour de nombreux ménages.

Nous pensons à GO Citoyenneté qu’il faut aller vers une action publique plus contraignante pour faire face à la situation, compte tenu de la gravité des enjeux : enjeu de solidarité - ne pas laisser de ménages sans toi ; et enjeu de développement - accueillir tous les actifs qui veulent s’installer dans notre agglomération.

Au plan local, la volonté de la Communauté d’agglomération doit peser plus lourdement qu’aujourd’hui. Les communes qui ne veulent pas participer à l'effort de construction pour atteindre les 20% de logements sociaux prévue par la loi de Solidarité et Renouvellement Urbain (1999)

 L'habitat : un service public avant tout.
doivent être pénalisées non seulement par le paiement de l’amende (environ 152 euros par logement manquant) peu efficace, mais également par une réduction de la dotation de solidarité communautaire que leur reverse la Métro.


Au plan national, il nous faut une politique plus forte, plus juste et revoir l’affectation des financements publics du logement - aide à la pierre, aide personnalisées au logement de sorte qu’ils bénéficient exclusivement aux personnes et aux familles de ressources modestes ou moyennes. Rappelons que le logement public est ouvert au trois quart des ménages français. Ainsi à titre d’exemple celui-ci peut accueillir un couple avec 2 enfants ayant des ressources allant jusqu’à 3200 euros par mois.

Dans l’état actuel des choses, l’Etat est le seul à pouvoir imposer la construction de logements sociaux, de pensions de famille et de maisons relais en faisant valoir aux collectivités territoriales les impératifs de la solidarité nationale. A nous de transformer la politique de l’habitat en véritable Service Public



Mercredi 10 Janvier 2007
Jean-Philippe MOTTE
Lu 664 fois


1.Posté par ROGERY Pierre le 18/02/2007 15:55

La Ville et la Metro sont elles prètes à imposer un% de logements très sociaux dans les programmes, c'est à dire des PLAI ou PLUS, mais pas les PLS ?, pour répondre un peu mieux aux besoins les plus criants. Un rééquilibrage vers les classes moyennes ne sera envisageable que lorsque l'effort vers les plus défavorisés aura atteint un cap plus important.

Société | Education, Jeunesse,Culture,Sport et Vie Associative | Logement et Habitat | Développement et Economie