Heurts... et malheurs d’un projet innovantCe que nous avons voulu…
Entrée Hall Extérieure
C’est en partant de cette histoire que nous, élus de GO, avons souhaité apporter notre culture et nos valeurs. Nous l’avons dit et écrit à plusieurs reprises dans nos lettres (septembre et novembre 2002).
Il s’agissait pour nous d’orienter et d’imaginer une méthode de travail pour la Ville. Une méthode tenant compte des contenus d’activités proposés par les occupants tout en respectant leur charge d’innovation. Ce projet, sans aucun doute, ne pourrait accueillir cette fertilisation culturelle qu’à cette condition. Il pourrait, alors, être un formidable “ attracteur” de l’activité économique. A cette fin, nous avons soutenu, et continuons à le faire, l’équipe de Cap-Berriat. Son projet associatif est: * Fondé sur une approche qui parie sur la jeunesse pour faire émerger de nouveaux modes de vie “ annonciateurs possibles d’une société nouvelle”; * Et articulé autour de deux axes: - Soutien et accompagnement des initiatives individuelles et collectives des jeunes; - Animation d’une pépinière et d’un réseau de porteurs de projets. Cap-Berriat joue à cet égard, un rôle de point d’appui à la vie associative dans une période de perte de repères pour ces “ jeunes orphelins des trente glorieuses”. En pariant sur le développement local pour favoriser l'émergence de nouveaux projets, Cap-Berriat s'engage avec détermination sur cet objectif. Etait-ce une utopie réaliste ou le piège d’un processus qui transforme parfois l’utopie des uns en cauchemar des autres? Nous avons aussi souhaité que le transfert du CCSTI, à l’étroit dans les Casemates, puisse se faire dans le cadre d’une démarche qui lui permettrait de se “ transfigurer” pour devenir un “ portail” initiant la population de la ville et de l’agglomération aux recherches scientifiques et aux développements techniques et industriels qu’elles entraînent. Nous avons voulu, encore, que le “ Magasin” et les autres équipements culturels (Brise-glace…) revisitent leur projet artistique afin de l’ouvrir davantage sur la cité et ses habitants, en symbiose avec la dimension de culture urbaine affichée. Nous avons espéré, enfin, que l’ensemble des activités économiques, culturelles et sociales puissent se développer ici dans la perspective d’une intercommunalité ascendante. Ce que nous avons recommandé…
Faisant le constat (novembre 2004), avec amertume, que la question du développement social, économique et culturel, par le moteur de l’urbain, était toujours devant nous, nous avons rappelé, avec Jean-Philippe Motte1, que la politique de la ville doit comporter trois dimensions :
* Celle de l’organisation du territoire urbain (projet urbain); * Celle de l’aménagement du vivre ensemble (projet social); * Celle de la participation des habitants (projet politique). Ce cadre indique à l’évidence qu’il est indispensable de mener, là plus qu’ailleurs, une politique partenariale et contractuelle. Cette politique s’applique d’autant plus, ici à Bouchayer-Viallet, que dès le départ, la friche se construit dans un processus partagé. Celui-ci ne relève pas d’une consultation sur les choix politiques et techniciens, mais de la construction conjointe d’un projet de ville avec tous les acteurs présents. Nous avons regretté que la concertation engagée ne relève pas d’une approche suffisamment globale. Le transfert du “ dossier CCSTI” à la Métro et les perspectives ouvertes sur ce dossier par l’implication de Geneviève Fioraso, nous laissait espérer que l’implantation de la Cité de l’Innovation et de la découverte se fasse sur, ou proche de, la friche Bouchayer-Viallet. Cette première phase de la concertation semblait à la hauteur de nos ambitions de voir se développer une dynamique de culture solidaire (février 2004).
(1) Adjoint à la Politique de la Ville.
(2) Adjointe au Développement Economique, Innovation, Commerce et Artisanat , chargée du pilotage de la ZAC Bouchayer-Viallet. Vendredi 4 Février 2005
Elu de GO
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