ET MAINTENANT ?

La France est en train de vivre un séisme politique. La campagne électorale de Ségolène Royal et le début de quinquennat de Nicolas Sarkozy viennent de mettre un terme à une façon de faire de la politique qui était incarnée par François Mitterrand.
En mettant fin au "danger Le Pen" inventé par la stratégie machiavélique mitterrandienne, Ségolène royal et Nicolas Sarkozy ont définitivement ouvert une nouvelle ère dans l'art d'exercer le pouvoir, et espérons - le, de s'y opposer. La victoire d'une nouvelle droite qui s'assume est aussi la défaite de la vielle gauche des appareils qui refusent la rénovation.
Si Nicolas Sarkozy a su "décomplexer" la droite, d'autant plus facilement qu'il a gagné les élections, Ségolène Royal, quant à elle, a ouvert les vannes d'une vitale refondation de la gauche.



RENOVATION

Pour un réformisme radical
Pour un réformisme radical
Forte de ses 17 millions de voix, Ségolène Royal estime, avec raison, que si elle n'a pas gagné les élections, sa performance est prometteuse et qu'elle porte le germe des victoires à venir.
Portée par un parti qui peut mobiliser 26 % des voix au premier tour, il lui aurait fallu pouvoir incarner des valeurs qui entraînent 50 % des électeurs au second.
Cela ne peut être la seule résultante d'une construction qui additionne les scores des candidats proches de l'échiquier politique. Pour aspirer ces voix, il faut incarner des valeurs qui magnétisent.Le parti socialiste aujourd'hui, par la seule addition des suffrages, n'est pas en situation de gagner les élections.b[

QUE FAIRE ?

Des valeurs et des principes qui nous rassemblent
Des valeurs et des principes qui nous rassemblent
S'il peut gagner des voix en déplaçant le curseur vers le centre, il perdra ipso - facto, les voix fidèle à un ancrage à gauche.
Seule l'équation personnelle d'un candidat ou d'une candidate pouvait réaliser cette alchimie. Ségolène Royal l'a bien compris en se démarquant du programme socialiste pendant sa campagne. Malheureusement elle l'a fait au coup - par - coup, et cela a donné un sentiment d'improvisation, et malgré de belles intuitions, cela a dévalué sa campagne.
Alors que Nicolas Sarkozy a pu "siphonner" les voix du Front -National, sans inquiéter son électorat de la droite républicaine, Ségolène Royal donnait l'impression de trahir son camp en s'ouvrant aux voix du centre.
Toute la différence (deux millions de voix, tout de même !), réside dans cette situation. D'un côté une droite qui s'assume sur un socle de valeur dans lequel elle se reconnaît, de l'autre, un parti socialiste qui a déjà trop tardé dans l'entreprise de sa rénovation.

Pour s'engager avec efficacité, notre mouvement doit se positionner sur un certain nombre de critères.
Ce n'est pas le seul parti socialiste qui a besoin de faire son aggiornamento à gauche. Cela serait trop facile de se dédouaner sur un seul parti, fut - il celui qui domine. L'invitation à refonder une nouvelle Gauche, s'adresse à toute la Gauche et à tous les militants qui y adhèrent à travers les partis qui la composent, ou sans appartenance à un parti, comme c'est le cas pour notre mouvement GO - Citoyenneté.
L'actualité des législatives, et bientôt, celle des municipales doit impérativement entraîner notre mouvement, à poursuivre sa réflexion sur ce que signifie être de Gauche aujourd'hui, pour motiver des actions sur le terrain qui en seront l'illustration.
A GO - Citoyenneté, nous ne sommes pas inféodés à un parti, mais rassemblés à travers une vision de la politique susceptible de rassembler des militants venant historiquement de sensibilités différentes. Nous rassemblent quelques principes et quelques valeurs qui s'en nous rendre encore, tout à fait visibles dans l'action, nous distinguent de nos partenaires encartés.
L'intérêt pour le développement local et donc pour une décentralisation aboutie, la règle du non - cumul des mandats et surtout la recherche d'un lien fécond entre la société civile et la société politique (démocratie participative), font parti de ces valeurs.


L'ENGAGEMENT DE GO - CITOYENNETÉ

Dans la voie tracée par Ségolène Royal
Dans la voie tracée par Ségolène Royal
Parmi ces critères, il faut affirmer que le clivage libéral - antilibéral, ne constitue plus une ligne de partage. De même l'idéal social - démocrate, ne peut constituer à lui seul une ligne de refondation. Il faut aller plus loin.
Le libéralisme n'est finalement qu'une construction des hommes et il se pourrait fort bien que celui - ci envisage un jour de tempérer ou de remplacer cette théorie économique par des principes plus solidaires.
C'est pourquoi ceux qui font du libéralisme un clivage (Michel Onfray), s'enferment dans une dialectique qui a perdu sa pertinence.
A lui seul, l'idéal social - démocrate ne peut, aujourd'hui constituer le sésame d'une rénovation en profondeur de la gauche.
Il ne nous appartient pas, à GO, de rénover les appareils, mais d'être des militants engagés dans une bataille politique visant à renouveler la Gauche. Le sillon ouvert par Ségolène Royal doit constituer pour nous la voie qui nous éloignera définitivement d'une vieille Gauche (la plus archaïque d'Europe), devenue une machine à perdre. Là où nous sommes, ici à Grenoble, nos principes, nos valeurs et nos actes peuvent modestement y contribuer.


Mardi 15 Mai 2007
Cécil GUITART
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1.Posté par C. Gratuit le 16/05/2007 10:58

On a beaucoup parlé de droite "décomplexée" à l'occasion de la victoire de Nicolas Sarkozy. On a même dit que sa victoire traduisait une forme de déculpabilisation de la droite vis à vis des valeurs qui la caractérisent.
Que serait une gauche "décomplexée" ?
Visiblement la gauche n'est pas très à l'aise dans ses chaussures, n'est - il pas temps d'aller voir un cordonnier ?
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