Plutôt que des prolonger l'ère Malraux, dont tout le monde s'accorde pour dire qu'elle est à bout se souffle, le Président de la République eût été inspiré de continuer son incursion au sein du Front Populaire, en y puisant les idées de culture et d'éducation qu'un Jean Zay et qu'un Léo Lagrange ont su promouvoir.
Isoler la culture aux seules expressions artistiques au sein d'un ministère sans lien avec celui de l'éducation nationale, c'est rester englué dans les prémisses fondatrices du Ministère tel que l'avait conçu André Malraux, pour qui, d'un côté, la culture ferait aimer les oeuvres et de l'autre, l'éducation les ferait connaître. C'est aujourd'hui, accepter la fatalité sociologique d'une "culture entre - nous ", celle des 20 % de la population qui possède les fondamentaux qui leur permettent d'accéder aux "œuvres de l'humanité" et, surtout, de se reconnaître entre eux, entre happy few d'une caste culturelle incapable de renouvèlement intergénérationnel.