Débattons ensemble des priorités du CCAS !

Comme chaque automne le CCAS présente au cours d'une séance du conseil municipal son rapport d'activité. Ce rendez-vous annuel est l'occasion de rendre compte de ses actions et du travail important réalisé, même si celui-ci est sans doute encore insuffisant. Les actions du CCAS s'articulent principalement autour de trois priorités : la petite enfance, les personnes âgées et le développement social et solidarité. Le travail du CCAS est important, mais pour une action sociale encore plus juste et portée par tous, il est indispensable que les priorités du CCAS soient débattues au sein de notre municipalité.



Les champs d’intervention du CCAS

Débattons ensemble des priorités du CCAS !
La petite enfance
Le CCAS en proposant une capacité d'accueil de 1.166 places, ne répond pas totalement aux besoins des parents grenoblois. Pour pallier ce manque, la ville propose des solutions complémentaires en créant de nouveaux équipements, en contribuant aux frais de fonctionnement des crèches à gestion parentale ou associative, ou encore en réservant quelques places dans les crèches d'entreprises.


Les personnes âgées
Avec 4.000 personnes suivies par les services, c'est une des actions phare du CCAS, menée en partenariat avec le Conseil Général et les associations comme l'ADPA*.
Ce secteur traite de l'hébergement (logements-foyers ou EHPAD**), du soutien à domicile, de la restauration à domicile ou collective, de l'animation, ou encore de la santé avec les soins infirmiers. Ce champ d'intervention est grand et il mérite sans doute de s'interroger encore d'avantage, non seulement sur la qualité du service à rendre, mais aussi sur les économies ou les synergies à trouver tant à l'intérieur du CCAS, qu'avec nos partenaires institutionnels. Nous devons rationaliser les fonctionnements des différents équipements afin de répondre au mieux aux attentes des habitants. Il va de soi que la réflexion autour d'une éventuelle réorganisation ne peut se mener à certains moments, en l'absence des usagers, des bénévoles des associations. En effet, ceux-ci doivent pouvoir apporter leur regard, leurs remarques, leurs idées sur les transformations de ces lieux de vie. N'oublions pas qu'ils en sont souvent les premiers acteurs, voire les animateurs.

Le développement social et solidarité
  • Un service d'aide sociale
C'est ainsi que le service d'aide sociale apporte chaque année à 2.210 ménages (sans enfants mineurs à charge) une réponse ponctuelle à leur situation, l'intervention du CCAS se voulant par ailleurs complémentaire des autres aides auxquelles ils peuvent prétendre.
  • Les centres sociaux
A travers une politique familiale et de participation des habitants, ils accompagnent des projets autour de la parentalité, de l'éducation et de la socialisation. Ils permettent ainsi aux hommes et aux femmes des différents quartiers d'acquérir une autonomie, une reconnaissance, les menant progressivement vers la citoyenneté.
  • Le secteur de l'accueil / hébergement
S'il vaut pour les centres sociaux, ce travail d'insertion reste tout aussi valable pour le secteur de l'accueil et de l’hébergement. Nous retrouvons là un public très fragilisé au plan économique, avec des situations administratives de plus en plus complexes. Ce statut délicat des personnes sans domicile fixe se heurte à la difficulté récurrente du manque de solutions d'hébergement et de logement. Les travailleurs sociaux doivent déployer beaucoup d'énergie, d'intelligence, de concertation pour trouver la réponse adaptée à chacun.

La nécessité d’une politique portée par tous

L'ensemble des actions réalisées par le CCAS est un travail conséquent de tous les jours, dont un nombre grandissant de grenoblois ont besoin. Cependant, s'il est vrai que les priorités du CCAS sont débattues au Conseil d'Administration et dans certaines instances de notre municipalité, il faut aussi qu'un débat s'instaure avec tous les élus de notre majorité. En effet, il nous faut échanger, confronter nos idées et évidemment faire de choix budgétaires indispensables, les plus justes possibles, pour définir une action sociale par et pour tous.

Jeudi 1 Décembre 2005
Marie-France Chamekh
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Solidarité