DEBAT Public GO - PS
DÉVELOPPEMENT ÉDUCATIF ET CULTUREL SOLIDAIRES...
Ce débat escamoté par le départ précipité des deux principaux protagonistes, animé de façon expéditive et partiale par l'animateur, au service d'une seule des deux parties, et la timide exposition de nos différences, m'incitent à publier ici l'intégralité de mon intervention, injustement tronquée malgré le respect du temps qui m'était imparti.
Monsieur le Maire, Cher Michel, Cher Jérôme, Chers amis.
Nous sommes sensibles aux propos que nous venons d'entendre. Ils témoignent des convergences bien illustrées par le théâtre Prémol, mais, comme on va le voir, ils ne font pas disparaitre pour autant, la marge de progression que nous souhaiterions combler pour construire un partenariat fécond.
Pour nous à GO - Citoyenneté, éducation et culture sont indissociables.
C'est pourquoi nous les qualifions de solidaires, contrairement à l'idéologie de démocratisation culturelle, d'André Malraux, qui a créé le ministère de la culture sur une rupture entre la connaissance : "faire connaître", et l'art : "faire aimer".
En ce qui nous concerne, nous pensons qu'il faut installer une relation forte et vivante entre les actions culturelles et celles qui touchent à l'éducation et à la formation…, de la maternelle à l'université.
Nous avons besoin sur ce point de clarifier nos positions respectives, car depuis deux mandats, dans nos débats en groupe de travail, et dans nos votes en conseil municipal, nous avons pu constater des différences d'approche : ce fut le cas pour MC2, pour le Magasin, pour le plan - théâtre…, et de façon plus générale pour la répartition des crédits entre les grandes institutions et les projets émergents.
Nous disons depuis longtemps et nous réaffirmons aujourd'hui, que le rôle historique de l'Etat en matière de démocratisation culturelle et éducative, touche à sa fin. Sur ce point, l'Etat est un astre en voie d'extinction. Les collectivités locales ne peuvent plus se contenter de prolonger une politique de l'Etat qui ne répond plus aux exigences minimales de solidarité et de justice sociale.
Nous disons que l'on ne peut plus se contenter d'une logique d'offre de produits culturels, descendante (souvent condescendante).
Nous disons aussi, que notre politique culturelle et éducative, doit - être repensée, à partir des situations sociales des personnes, dans leur diversité. Et, pas seulement parce que la France à changé, et change sociologiquement !
Trois leviers...
Nous pensons que pour armer notre politique, nous devons nous saisir de trois leviers :
- celui de la déclaration universelle de la diversité culturelle (UNESCO, 2001),, qui élargit le périmètre culturel, au - delà des œuvres, en privilégiant la notion de droit culturel assigné à la personne ;
- celui du développement culturel et éducatif solidaire, qui signifie que nous devons élargir le périmètre culturel au socioculturel et aux pratiques artistiques en amateur ;
- celui enfin, de la "Ville - éducatrice", qui prend résolument en compte, l'éducation et les enseignements artistiques dans une convergence éducative tripartite entre parents, enseignants, et éducateurs. Nous pouvons ici à Grenoble, en partant de notre projet éducatif local, installer une continuité éducative, favorisant une prise en charge des enfants de 8 à 18 heures, 6 jours sur 7 et 11 mois sur 12.
Des déploiement et des mutualisations...
Nous avons annoncé une douzaine de mesures concrètes, à travers des conventions et des clauses culturelles : Apprentissage de la langue, éducation artistique, ouverture de l'école, liens avec les collèges, les lycées, l'université (premier cycle), parrainages des étudiants vers les écoliers en difficulté, pratiques artistiques en amateur, socio - sportif…
Ces mesures impliqueront nécessairement un déploiement de moyens et des mutualisations de salles, des grosses institutions vers des projets émergents et innovants. Par exemple, une salle, pas forcément la même, sur les 4 salles de la Maison de la culture, pourrait être mise en permanence à la dispositions des acteurs locaux du spectacle vivant.
Ces projets, pourraient - être financés par un fonds d'innovation culturel et éducatif (FICE), autour de ce que nous avons appelé "un bureau des passions".
Nous avons envisagé que certaines actions à caractère subsidiaire pourraient - être pilotées par la METRO. Ce pourrait être le cas pour la science et la technique (CSTI), la télévision éducative (CAP-CAL), le réseau documentaire (METRO'DOC)…
Nous avons enfin pensé (cela ne vous surprendra pas), qu'en matière de nouvelle institution pour le prochain mandat, à côté de la requalification du conservatoire (25 Millions) et de l'ouverture de la salle des musiques actuelles (8,5 Millions), à défaut d'une BMVR, qui aurait pu - être financée par le METRO, il est indispensable de programmer une grande bibliothèque de centre ville.
Sur tous ces points, au - delà d'un accord de principe et sans compromis facile, nous souhaiterions converger, avec une volonté d'aboutir.
On en est encore loin !
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QUESTIONNAIRE RELATIF A LA LETTRE DES ELUS
Depuis la création de GO Citoyenneté, nous avons toujours ressenti la nécessité de conserver un lien direct et régulier avec vous, que vous soyez adhérent, militant ou simplement intéressé par la vie municipale.
Ce lien s'est tissé au travers de rencontres, samedis matins, campagnes électorales, réunions publiques et de publications, blog, lettres des élus : " Gardons le lien ".
Après avoir écrit onze " Gardons le lien " depuis 2008 et à l'aube de notre quatrième année de mandat, nous avons souhaité faire le point avec vous sur son contenu.
Merci de bien vouloir prendre 2 mn pour remplir ce questionnaire destiné à la faire évoluer.
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDNPcjlFTm95bnJFX2VVck1xRWg5OVE6MQ
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