A la suite de la prise de délégation de la compétence logement au début de cette année, la Métro est en position de « maîtrise d’ouvrage » quant à la production de logements publics, qu’il s’agisse de construction neuve ou de réhabilitation, et quant aux aides à apporter à l’habitat privé (opération programmée d’amélioration de l’habitat, aide aux copropriétés fragilisées, etc.).
Elle a également un rôle plus global d’impulsion, d’animation et d’accompagnement de l’ensemble de acteurs de la production de logements neufs et de maintenance du parc existant - particuliers, professionnels, institutions du secteurs prives comme des secteurs public et parapublic.
Elle dispose pour exercer cette responsabilité d’un cadre d’objectifs et de moyens construits ces trois dernières années, en bonne intelligence avec l’ensemble de ces partenaires, le programme local de l’habitat (PLH), assorti de moyens financiers significatifs et d’outils opérationnels également pertinents, notamment un établissement public foncier local susceptible d’acquérir et de porter les terrains destinés à l’habitat.
Reste l’essentiel en la matière, c’est-à-dire la volonté politique, tant le développement d’une politique ambitieuse de l’habitat, strictement nécessaire au regard des réalités de notre agglomération (très forte demande de logement, des impératifs d’entretien et de « recyclage » du parc existant se heurte à de sérieux obstacles; tels que l’emballement des coûts du foncier et de la construction, la « frilosité » de certaines communes, les réticences ou le refus de certaine fractions de la population installée, le maximalisme qualitatif qui multiple à l’excès les exigences, la complexité excessive des processus et procédures.
Rien n’est gagné sur ces différents plans. Il me semble cependant que des avancées se font.