Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Une politique de développement durable pour Grenoble et l’agglomération, c’est essentiel.
A la conception libérale du développement durable, qui n’en fait qu’un supplément d’âme au capitalisme, nous privilégions une approche exigeante issue du concept d’éco-développement dans le cadre d’une éco-citoyenneté.
Avec cet objectif qui doit se mettre en œuvre tant sur le plan économique que social et environnemental, les collectivités locales sont, dans la proximité, les mieux à même de relever ces défis dans le cadre d’une démocratie citoyenne, juste et transparente.
L’Etat, bien entendu, doit également œuvrer en déclinant les préconisations du Grenelle de l’Environnement, mais comme nous le constatons tous, ce n’est pas aujourd’hui sa priorité.
La délibération qui nous est présentée ici ne comporte – à notre regret – que le seul volet environnemental d’un plan d’actions qui s’il veut se nommer développement durable se doit de se soumettre à des objectifs également ambitieux sur les plans sociaux et économiques, et ce dans le cadre d’une méthode de démocratie partagée.
Les actions sur les bâtiments, sont pour la plupart, déjà mises en pratique, comme par exemple les trois délibérations du 16 octobre 2007 (présentées par Vincent Fristot et adoptées à l’unanimité) sur le schéma énergétique de la ville qui déclinaient très clairement les enjeux, les objectifs et les moyens à mettre en œuvre. Il serait utile d’ajouter à cette déclinaison d’actions un volet financier afin d’avoir une complète lisibilité du dispositif et déterminer ainsi son volontarisme. Amplifier très largement l’existant : je veux ici évoquer tout particulièrement le volet de l’amélioration thermique et énergétique des bâtiments anciens, nombreux sur Grenoble (plus de 80 % dans le secteur privé), qui apparaît un vrai enjeu pour la réduction des gaz à effet de serre. Et ce, tout en permettant aux copropriétés privées de maintenir leurs occupants, en particulier les ménages aux revenus modestes.
Concernant la production d’énergie et en tant qu’administratrice au sein de GEG et de la Compagnie de Chauffage , j’ai la conviction que nous pouvons renforcer leur rôle dans le domaine des énergies renouvelables, tout en réfléchissant avec les acteurs eux-mêmes à une stratégie de mutualisation des moyens d’actions au sein de notre agglomération. Cela passera par le futur schéma énergétique des énergies renouvelables que nous construisons au sein de la Métro et avec l’ALE (Agence Locale de l’Energie) sur le territoire de l’agglomération.
Sur les déplacements, nous notons avec satisfaction la phrase « elle se prononcera sur le projet de la rocade nord lorsque les données complètes du projet seront connues, notamment son bilan carbone et son bilan d’émissions locales » et nous demandons que ces deux bilans soient réalisés par des experts indépendants et non par la collectivité maîtrise d’ouvrage, pour une vraie transparence de la décision publique locale.