La démarche projet portée par le CCAS est en rupture avec une certaine conception de la solidarité souvent tournée vers l'aide à la personne, renforçant ainsi l'individualisme comme unique réponse aux problèmes de société.
Elle s'appuie sur trois grandes directions du CCAS : la Direction d'Action Sociale
Personnes Agées (DASPA), la Direction Développement Social et Solidaire (DDSS), ou la petite enfance ; et conduit à des projets forts, élaborés de façon collective, qui prennent en compte la situation des individus dans leur environnement et apporte également des réponses collectives.
• On le voit très bien à travers les orientations, qui touchent les personnes âgées. Elles ont la possibilité réaffirmée de choisir leur mode de vie, c'est-à-dire, de rester chez elle, en ayant un service à domicile qui ne se cantonne pas uniquement à des prestations, mais qui pense globalement sa vie en organisant avec elle, et autour d'elle, son environnement
• Nous allons expérimenter dans un groupe d'immeubles où il existe un nombre important de personnes âgées l'idée de développer une mutualisation de service tel les soins, mais aussi de favoriser des rencontres notamment à travers l'entourage des uns et des autres, afin que dans un même environnement nous puissions développer des solidarités au quotidien.
Ce groupe projet petite enfance a réfléchi à la diversification des modes de garde. Il fait le choix d'accueillir tous les enfants dans les crèches, que les parents aient une activité professionnelle ou non. C'est un parti pris courageux, parce qu'il permet aux parents d'un part de rechercher un emploi dans les meilleures conditions, et d'autre part, de favoriser la socialisation des touts petits. La volonté exprimée par ce groupe de tout faire pour augmenter le nombre de places en crèche collective est une posture qui va à l'encontre des préconisations gouvernementales pour la petite enfance, qui tend à favoriser, par des mesures incitatives, les gardes à domicile. Là encore c'est une autre conception du développement de la personne.
La réflexion autour des centres sociaux conduite conjointement par la Ville et le CCAS a l'objectif de faire de ceux-ci de véritables lieux ressource permettant aux habitants de construire des liens et de sortir de leur isolement. La solidarité se construit au quotidien dans des échanges, des rencontres, ou des petits déjeuners matinaux comme cela se pratique déjà au centre social Teisseire, Malherbe par exemple.
Les associations ont toute leur place dans cette démarche. Par leur participation, elles ont contribué à enrichir et à renforcer la dimension citoyenne. Elles ont été très exigeantes et vigilantes sur les propositions énoncées.
Nous allons maintenant rentrer dans la phase de mise en œuvre, là aussi nous ne ferons rien sans elles.
Ce nouveau plan d'action ambitieux repositionne les partenaires dans leurs fonctions initiales :
les travailleurs sociaux, les institutions, les associations, qui chacun là où ils sont ont un rôle spécifique et complémentaire à jouer.
Cette démarche novatrice par son élaboration, sa construction, sa mise en œuvre, crée une rupture et amorce les bases d'une nouvelle solidarité fondée sur la participation active des citoyens, ce qui donne du sens à la redistribution.