Nous avons voté en décembre les budgets de la Ville et de la Communauté d'Agglomération. Dans les deux cas nous avons été guidés par l'objectif de garder à ces deux instances leurs capacités d'intervention. Il nous paraissait d'autant plus important que Ville et Métro poursuivent leurs engagements sur les terrains de l'action publique locale que la situation économique et sociale s'alourdit et que l'Etat diminue son concours et sa présence sur le terrain local.
La récession annoncée, la remontée du chômage, l'accroissement de la précarité rendent plus nécessaires que jamais les services aux personnes et aux familles assurés par les agents de la Ville et du CCAS, comme par les associations et organismes partenaires du service public, dans les domaines de l'action sociale, l'éducation, la culture, la santé, du sport etc.- selon des modalités financières liées aux ressources des ménages
De la même manière, le maintien ou le renforcement des politiques publiques locales dans l'ordre du logement et du renouvellement des quartiers d'habitat social, du développement économique, de l'insertion professionnelle, des transports, de l'aménagement urbain, de la collecte et du traitement des ordures ménagères, restent très prioritaires au regard des besoins de la population.
C'est pour cela que nous avons accepté les augmentations d'impôts et de taxes de la Ville comme de la Métro compte tenu, bien sûr, des réductions de recettes liées soit au ralentissement de l'activité économique, soit à la diminution relative des concours de l'Etat.
Nous savons que ces augmentations sont difficiles à supporter pour de nombreux ménages car elles ne sont pas vraiment modulées en fonction des revenus : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères touche tous les ménages ; l'élévation du taux de la taxe d'habitation ne laisse de coté que les ménages exonérés (environ 10%) mais touche tous les autres y compris ceux qui bénéficient d'un dégrèvement (environ 30 %) ; celle de la taxe foncière touche tous les ménages sans considération de leurs ressources. Globalement les impôts locaux ne sont pas justes.
Mais c'est de notre responsabilité d'élus de prendre de telles décisions et de nous en expliquer avec les citoyens.