Budget 2007 : le résultat d’un travail collectif et pluraliste



Budget 2007 : le résultat d’un travail collectif et pluraliste
Le budget que le groupe Grenoble-Citoyenneté défend et dans lequel il reconnaît le fruit d’un travail collectif permet :

- de poursuivre la progression des investissement ;

- de répondre aux priorités définies collectivement : politique éducative globale, logement social, transport en commun, conduit en partenariat avec le SMTC, avec un effort particulier de la Ville, sur l’aménagement des grands boulevards…

- de maintenir les grands équilibres : stabilité des taux de la taxe d’habitation et du foncier bâti amélioration de l’épargne et maîtrise de l’endettement.

Les priorités retenues

C’est un acquis positif, dont l’ensemble de la majorité peut être fier. Pour ce qui nous concerne nous avons pu émettre des souhaits de rééquilibrage, en particulier en étudiant la possibilité d’aider les ménages les plus fragilisés à supporter l’augmentation des charges locatives et des dépenses d’énergie. Notre groupe y retrouve les priorités et les équilibres auxquels il est attaché et attentif.

Il en va ainsi, et en premier lieu, de l'action de la Ville dans le domaine éducatif — avec l'accueil de la petite enfance dans les équipements du CCAS et des enfants dans les écoles maternelles et primaires — avec l'ensemble des interventions municipales auprès des associations sportives, socio-culturelles et auprès des grands équipements qui agissent dans ces secteurs.

Il en va ensuite de l'habitat et du renouvellement urbain et social avec l'accroissement des crédits d'investissements en matière de logement et l'extension des programmes de renouvellement urbain.

Il faut préciser la structure de budget et les contraintes qui pèsent sur lui, laissant ainsi peu de marges de manœuvre pour corriger, dans la mesure du possible, les inégalités sociales et culturelles qui se développent dans notre ville, comme c'est le cas dans le pays entier.

Les investissements relatifs au développement économique

Les inégalités dans notre pays se manifestent d’abord par rapport à l’emploi et, sur ce plan, la capacité des collectivités territoriales ne peut intervenir dans le court terme mais dans des politiques d’investissement et d’accompagnement qui créent les conditions d’attractivité et qui facilitent le transfert de technologies pour améliorer la compétitivité des entreprises. Pour que les innovations technologiques se traduisent en emplois, encore faut-il qu’un certain nombre de conditions soient remplies : échanges entre les acteurs ; procédures souples ; réponses à des besoins sociaux […].

Les conditions du développement économique ne relèvent plus de la seule compétence de l’État. L’État ne peut pas tout faire : le temps du centralisme et de la distance du pouvoir est terminé. L’État n’a plus, aujourd’hui, la possibilité de dynamiser les relations entre les acteurs de l’université, de la recherche et des entreprises, sur un plan local.

Il est temps que les collectivités territoriales s’engagent dans une politique volontariste d’accompagnement en investissement dans des plateformes technologiques en Recherche & Développement, dans leur aire territoriale.

Les pôles de compétitivité représentent un enjeu stratégique face aux risques de délocalisations vers les pays à bas coûts de main d’œuvre. Faute d’un accord majoritaire avec les Verts et le PC, nous regrettons que ce budget 2007 n’ait pas délibéré sur la participation de la Ville aux pôles de compétitivité. L’objectif étant de concentrer les forces et les volontés afin de développer des secteurs d’excellence, dans une économie où les logiques de concurrence sauvage et sans projet s’imposent au détriment des logiques sociales et des logiques économiques à long terme.

Les élus de GO-Citoyenneté soutiennent ces initiatives, moyens pour les collectivités territoriales d’être associées aux choix et aux évaluations de leur avenir.

Budget 2007 : le résultat d’un travail collectif et pluraliste
Les politiques urbaines

Nous voulons dire un mot particulier sur l’importance des politiques urbaines, prises en compte dans ce budget. Ces politiques fabriquent de la solidarité notamment en reliant les quartiers entre eux elles traduisent la volonté de notre majorité de requalifier et rééquilibrer certains secteurs

L’aménagement du quartier Teisseire et du quartier Mistral-Eaux-Claires en sont une illustration. À partir des ces politiques, nous intervenons sur tous les champs de la vie sociale. Le logement, les équipements publics, les écoles, l'aménagement de l'espace urbain et de loisirs. C'est cet ensemble d'actions qui contribue à rééquilibrer et donner du sens à la ville […].

La force d'une politique de la ville, c'est de mettre en commun l'ensemble des compétences : que ce soit le logement, l'urbanisme, les espaces publics, le socio-culturel, le sport autour d'un projet qui structurera et préparera les transformations à venir



Budget 2007 : le résultat d’un travail collectif et pluraliste
Le poids des contraintes et la capacité à mieux les équilibrer
Les contraintes qui pèsent sur ce budget sont de trois ordres :


- Les investissements lourds qui entraînent des charges de fonctionnement.

- La baisse des fonds de concours et des subventions de l’État alors que la Ville ne diminue pas ses contributions et actions.

- Des choix politiques de la Ville, sur lesquels il convient non pas de revenir mais d‘avoir une évaluation des résultats en termes de réduction des inégalités et des effets réels.

Trois secteurs majeurs de la politique municipale subissent ces contraintes. À ce propos, nous voulons rappeler nos positions :

La politique culturelle à partir des grands équipements

Nous voulons reprendre, pour l’avenir, le débat sur les conditions à créer pour que l’activité et la programmation de la MC2 participent mieux à la réduction des inégalités culturelles. En effet, la crise culturelle est le prolongement de la crise sociale ; elle témoigne de l’échec des politiques d’intégration.

Il nous paraît clair, malgré le succès et la qualité de la programmation du travail du directeur et des équipes que la structure profonde du public n’a pas et ne peut changer, si l'on ne change pas de perspectives ! Nous voulons alerter sur les risques d’une programmation de plus en plus pesante sur le plan budgétaire. Bien entendu, il faut faire tourner les salles, les remplir : mais n’oublions pas que la MC2 compte une salle de plus qui joue de fait un rôle supplémentaire en termes de diffusion. Cet espace supplémentaire, auquel nous étions opposés, de fait augmente le déficit d’exploitation.

Rappelons certains dossiers non-encore rêglés qui vont peser dans les équilibres budgétaires en marière de culture :

- La perspective d’un nouvel équipement, la salle des musiques amplifiées ;

- Le Magasin sur lequel nous n’avons pas avancé, malgré les annonces d'une mise en cohérence dans ce secteur artistique des arts plastiques ;

- L’action culturelle ne se manifeste pas seulement comme production et diffusion de spectacles : elle doit privilégier les formes d’intervention à partir des langages artistiques.

- La nécessité de développer l’activité et les moyens de la Culture scientifique et technique sont autant de points que nous devons répondre pour intégrer ces outils dans une politique éducative globale

Un projet éducatif à l'échelle de la ville et de l'agglomération.

Si l'école a tendance à condenser tous les maux de la société, elle est pour nous le levier de nos espérances. À Grenoble, nous ne manquons pas d'atouts pour affronter le défi de l'égalité des chances […]. À travers les services directement gérés par la Ville ( Vie scolaire, restauration… ), et ceux délégués aux associations (éducation populaire…), la Ville développe un nombre considérable d'interventions en direction des enfants et des jeunes, dans et à l'extérieur de l'école.

Nous devons, dans leur propre intérêt, mobiliser davantage encore les acteurs culturels, afin qu'ils contribuent à former leur public de demain. Un budget, subsidiaire, serait nécessaire pour donner à notre Ville son statut de Ville éducatrice, c'est à dire de faire ce que chacun tout seul ne peut pas faire.

-L’inscription des satellites de la ville dans l’espace de l’agglomération

Nous souhaitons, pour l’avenir, que soient mieux identifiés les événements et les dispositifs qui sur le plan touristique et spectaculaire ont une vocation d’agglomération. Cela concerne les équipements comme le Summun, Alpexpo, le Palais des sports. Cela signifie en particulier qu’il faut mieux apprécier la collaboration de la Ville et de la Communauté d’agglomération dans la responsabilité partagée de gérer les instruments qui conduisent la politique d’événements et les grandes manifestations. Il en va de même pour ce qui concerne les SEM d’énergie (Cie de chauffage ; GEG ; la Rfégie de l’eau) : ces outils doivent travailler en synergie dans une perspective d’agglomération qui profitera à tous les habitants de Grenoble et de l’agglomération.

Budget 2007 : le résultat d’un travail collectif et pluraliste
En conclusion, ce budget 2007 est tendu ; il est construit, dans une situation difficile, essentiellement due aux difficultés économiques dont les causes sont multiples et à une politique de L’État qui transfère un certain nombre de compétences aux collectivités territoriales, sans qu’elles soient accompagnées des financements nécessaires, on le voit encore avec la préparation du projet Contrat de Projet État-Région.

Nous voterons ce budget parce qu’il permet de réaliser et de poursuivre les priorités dégagées collectivement au cours de ce mandat, sans faire peser sur les ménages les plus défavorisés ses ambitions de rayonnement et d’attractivité.

Mardi 19 Décembre 2006
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