DL du 03 avril 2009 : Propos recueillis par Ève MOULINIER
Il y a deux jours, le mouvement politique local grenoblois Go Citoyenneté qui compte aujourd’hui cinq élus au sein de la majorité municipale, dont Jean-Phillipe Motte tenait son assemblée générale annuelle. La première depuis les dernières élections.
Le but : « Examiner l’influence du groupe en conseil municipal, évoquer les difficultés
rencontrées, tirer des enseignements de ces douze premiers mois, et en rendre
compte aux adhérents ». Gilles Escala, président du mouvement, répond à nos questions.
Quel est le bilan de cette première année de mandat municipal pour GO ?
« Pas mal de choses se sont passées depuis les élections municipales, il fallait donc
qu’on en parle à nos adhérents et nos sympathisants. Je ne vous cache pas qu’on a
traversé une petite crise et qu’il a fallu la digérer. On a en effet commencé le mandat avec une petite aigreur à l’estomac puisqu’on pensait avoir 6 élus et qu’on en a eu 5. La composition un peu éclatée du conseil ne nous avait pas non plus ravis.
Mais aujourd’hui, même si notre groupe est plus faible que lors des mandats précédents, il est vraiment très actif et très vivant. Nous nous réunissons chaque semaine, nous étudions chacun des dossiers ensemble, nous avons une vraie vie de groupe. Et les délégations de certains de nos élus sont très
importantes.
Reste que nous avons une position un peu à part dans la majorité, plus dans la nuance. Nous ne sommes pas dans l’opposition frontale qui divise actuellement la minorité écologiste et le reste de la majorité ».
Mais n’est ce pas le jeu politique qui veut ça... Les divisions, les piques en conseil municipal ?
« Oui c’est vrai, mais notre groupe aimerait jouer un rôle d’apaisement. »
Vous voulez être le pont entre les deux rives ?
« Pourquoi pas ? Sur certains dossiers, nous sommes en accord avec le PS. Sur d’autres, nous sommes proches des Verts ».
Quels sont les succès de cette année pour GO ?
« Dans notre conception d’échanger constamment avec nos adhérents, nous avons décidé d’organiser les Samedis de Go, une fois par mois dans différents quartiers de la ville, sur les grands thèmes municipaux. Par exemple, nous en avons organisé un avant le vote du budget, qui entérinait les hausses d’impôts. Et le Samedi consacré à la crise a également connu un franc succès puisqu’il a rassemblé plus de 70 personnes ».
C’est donc une initiative qui va se poursuivre pendant tout le mandat ?
« Oui, on va s’y tenir. On est arrivé à constituer un public très fidèle qui revient à chaque réunion. C’est assez enthousiasmant. C’est aussi très formateur pour nos nouveaux adhérents. Tous ces jeunes qui on l’espère s’investiront dans les prochains mandats »