Cependant la situation est rendue plus difficile et délicate par le désengagement continu de l'Etat dans sa mission de service public, notamment dans le domaine scolaire et dans l'animation éducative et culturelle. Je fais référence :
- au désengagement partiel de la CAF sur les contrats enfance,
- à la diminution de la semaine scolaire,
- aux récentes déclarations sur la fin programmée de l'accueil des 2-3 ans et aux menaces qui
pèsent sur l'école maternelle,
- à la prochaine disparition des réseaux d'accueil et de soutien aux enfants en difficultés
(Rased),
- aux doutes sur la pérennité du dispositif de réussite éducative,
- enfin aux suppressions de subventions et de postes en direction des structures socio
éducatives.
Ce désengagement brutal fragilise les associations, les fédérations d'éducation populaire et notamment les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et fait porter sur les collectivités locales des responsabilités et des charges nouvelles.
Pourtant, plus que jamais, nous avons besoin [bdes associations ]bpour apporter des solutions innovantes et efficaces aux problèmes de société.
L'éclairage apporté à la ville par les associations reste capitale par leur connaissance du territoire, leur connaissance des publics, leur capacité à dialoguer avec les habitants et à construire des solutions nouvelles. Nous devons continuer à échanger et construire ensemble en respectant la vocation de chacun, en dépassant des postures trop figées, et en créant de la valeur ajoutée partagée.
Nous nous attacherons à ce que la ville de Grenoble reste solidaire de tous les acteurs et des associations qui œuvrent pour l'éducation et l'égalité des chances.