Ce corps de doctrine doit pouvoir trouver ses déclinaisons économiques, politiques et sociales :
• Sur le plan économique, il est clair qu'il ne peut être antilibéral (être "anti", c'est déjà être en partie la chose elle - même !). Il faut donc rechercher un modèle parmi les formes de libéralisme "tempérés" par le social. Il faut se diriger de façon plus urgente vers un libéralisme qui recentre l'économie sur l'homme et sur la préservation de la planète : cela s'appelle l'économie solidaire.
• Sur le plan politique : il est clair que dans le paysage actuel de la gauche, c'est le parti socialiste qui est le seul centre de gravité possible. Mais alors, il faut nettoyer les logiciels qui font fonctionner cette "machine à perdre" ! Ségolène Royal a eu le mérite de calmer les ambitions personnelles d'une génération qui doit passer la main. Forte de sa "demi - victoire", elle doit entreprendre dès maintenant, cette révolution où, à son tour, laisser la voie aux générations à venir.
• Sur le plan social : qu'ils soient au pouvoir, dans l'opposition, les partis dominants, ont le devoir d'être vigilants aux feux qui couvent dans les banlieues, ou aux montées d'adrénaline, parfois irrationnelles, d'un peuple qui se libère ainsi de ses peurs. Ce serait alors la revanche des minorités qui n'attendent qu'un tel signal pour refaire surface et retrouver leur place dans l'échiquier multipartiste.